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Pierre-Yves David mérite d'avoir enfin la chance de diriger une équipe dans de bonnes conditions mais le sort s'acharne encore sur lui. : Ouest-FranceMercredi en soirée, j'ai reçu un coup de fil du vice président du club qui m'a expliqué qu'en appel, la DNCG avait confirmé sa décision de reléguer les Sables d'Olonne en DH. Lors du premier examen, le club avait omis de présenter des documents administratifs concernant notamment des aides publiques et privées. J'étais loin de penser qu'on en arriverait là. Il n'y a pas eu le moindre signe avant-coureur. Jusque-là, tout s'était parfaitement enchaîné. A l'heure actuelle, on navigue à vue. J'attends des informations complémentaires. Depuis hier soir, je cherche à avoir des renseignements sur la situation exacte. En vain pour l'instant. Le seul écho est que le club serait prêt à demander l'arbitrage du comité national olympique et sportif.
Quel sentiment vous procure cette très mauvaise surprise ?
Dans l'instant, j'ai pris ça dans la figure. Je me suis dit que c'était un mauvais coup mais j'ai un peu le sentiment d'être vacciné. Je ne suis pas en colère mais je pourrais l'être si j'apprenais par exemple que des informations importantes sur d'éventuelles difficultés du club ne m'avaient pas été communiquées. J'étais vraiment à mille lieues de penser que les choses allaient évoluer ainsi. Ou la DNCG est devenue extrêmement sévère ou il y a un lézard quelque part.
C'est d'autant plus rageant que vous êtiez déjà à pied d'oeuvre. Tout semblait bien lancé même si le club descendait de CFA en CFA 2 ?
Oui. Du fait de mon année d'inactivité, j'avais pu anticiper des choses. J'avais trouvé et aménagé une maison. Tout était près à titre personnel. Sur le plan de l'effectif, à une ou deux exceptions près, les choses étaient également calées. Aux Sables, il existe aussi de bonnes infrastructures sportives. C'est vrai qu'après une année d'inactivité, je me sentais prêt à m'investir pleinement. Je pense être en mesure de donner et de récolter.
Après Saint-Brieuc et Châtellerault, vos anciens clubs, tous relégués pour les mêmes raisons financières, le sort s'acharne et paraît décourageant ?
En ce moment c'est vrai que ça ne rigole pas pour moi. Il me manque encore des éléments pour juger de la situation du club des Sables d'Olonne. J'attends d'y voir plus clair. Il se peut qu'on me propose de rester à mon poste d'entraîneur en DH. Ce qui arrive change quand même toute la donne...
Ce rebondissement fait-il de vous un entraîneur sur le marché ?
Aujourd'hui, en espérant toutefois des informations plus rassurantes mais qui n'arrivent pas, je peux me considérer comme libre. A cette période de l'année, je sais toutefois que la presque totalité des staffs techniques sont en place. Seuls certains clubs pros cherchent encore pour compléter leur staff. Maintenant, pour retrouver une place comme entraîneur, il faudrait un petit miracle. J'avais refusé d'autres propositions pour rejoindre les Sables. C'est l'éternel problème du choix.
Si un club vous récupère, il sera certain d'avoir un entraîneur plein d'envie et d'énergie ?
J'ai toujours tendance à voir le verre plein plutôt que le verre vide. C'est un état d'esprit. Même en travaillant dans des conditions pas toujours faciles comme à Châtellerault où les salaires des joueurs n'étaient plus versés durant plusieurs mois, j'ai toujours cherché à donner le meilleur. Si je travaille quelque part dans les semaines à venir, ce sera encore plus vrai.
Philippe PERON.